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Message from Mr Koïchiro Matsuura, Director-General of UNESCO on the occasion of
World Philosophy Day,
15 November 2007
“Dialogue: between whom and on what?”, that is the question at the heart of this
celebration of World Philosophy Day, generously hosted by Turkey this year.
To give greater depth to political, philosophical and intercultural dialogue and
to mutual understanding of shared memories and values, ambitions and joint
projects admittedly requires an updated chart of lines of convergence and
divergence, of the differences, silences, misunderstandings and deadlocks that
are always possible.
The purpose of this Day is therefore to set out the conditions for such a
universal dialogue by opening up to the diversity of interlocutors, and of
philosophical currents and traditions, in an endeavour to take stock, to provide
a perspective on the world and to engage in a critical rereading of our concepts
and ways of thinking.
By giving a voice to civil society, to philosophers, historians, educators and
researchers, UNESCO seeks to promote a wide-ranging debate open to the momentum
of ideas.
A forum and meeting place for cultures, Philosophy Day is first and foremost a
collective exercise in free, reasoned and informed thinking on the major
challenges of our time. UNESCO, for its part, is pleased to issue on this
occasion a comprehensive study on the teaching of philosophy throughout the
world entitled Philosophy: A School of Freedom – Teaching philosophy and
learning to philosophize: Status and prospects, which is intended to place
philosophy at the core of the project for knowledge societies.
I sincerely hope that a great many Member States will attend this gathering and
join in the celebration of World Philosophy Day, extending the debates to all
social actors and, in particular, the youngest, in the hope of re-establishing
and refreshing our different intellectual landscapes.
Message de M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, à l’occasion de
la Journée mondiale de la philosophie, 15 novembre 2007
« Le dialogue : entre qui et sur quoi ? », telle est l’interrogation placée au
cœur de cette nouvelle édition de la Journée mondiale de la philosophie,
accueillie cette année avec générosité par la Turquie.
Approfondir les dialogues (politiques, philosophiques, interculturels) et la
compréhension mutuelle autour de mémoires et de valeurs partagées, d’ambitions
et de projets communs, nécessite en effet une cartographie mise à jour des
lignes de convergence et de divergence, des clivages, des silences, des
malentendus et des impasses toujours possibles.
Définir les conditions d’un tel dialogue universel, en s’ouvrant à la diversité
des interlocuteurs, des courants et des traditions philosophiques, tel est donc
l’ambition de cette journée, qui se veut à la fois état des lieux, regard sur le
monde et relecture critique de nos concepts et modes de pensée.
En donnant la parole à la société civile comme aux philosophes, aux historiens,
aux éducateurs, aux chercheurs, l’UNESCO entend promouvoir un large débat,
ouvert à la dynamique des idées.
Forum et rendez-vous des cultures, la Journée de la philosophie est d’abord
exercice collectif de libre pensée, raisonnée et informée, sur les grands enjeux
de notre temps. L’UNESCO, pour sa part, est heureuse de faire paraître à cette
occasion une vaste étude sur l’enseignement de la philosophie dans le monde,
intitulée La philosophie, une école de la liberté - Enseignement de la
philosophie et apprentissage du philosopher, et destinée à placer l’exigence
philosophique au cœur du projet des sociétés du savoir.
Je forme le vœu que le plus grand nombre d’États membres répondent présent à ce
rendez-vous et s’engagent dans la célébration de cette Journée, en élargissant
les débats à tous les acteurs de la société et en particulier aux plus jeunes,
dans l’espoir de refonder et renouveler nos différents paysages intellectuels.
Mensaje del Director General de la UNESCO, Sr. Koichiro Matsuura, con motivo del
Día Mundial de la Filosofía, 15 de noviembre de 2007
“El diálogo: ¿entre quiénes y sobre qué?” es el interrogante en torno al cual
girará la nueva edición del Día Mundial de la Filosofía, acogido este año
generosamente por Turquía.
Consolidar los diálogos (políticos, filosóficos, interculturales) y el
entendimiento mutuo en torno a memorias y valores compartidos, ambiciones y
proyectos comunes, requiere en efecto una cartografía actualizada de las líneas
de convergencia y de divergencia, de las divisiones, de los silencios, de los
malentendidos y de las situaciones inextricables siempre posibles.
La aspiración de este día es, pues, definir las condiciones de un diálogo
universal, abriéndose a la diversidad de los interlocutores, las corrientes y
las tradiciones filosóficas, así como establecer un inventario, observar el
mundo y hacer una relectura crítica de nuestros conceptos y modos de pensamiento.
Al dar la palabra a la sociedad civil y a los filósofos, los historiadores, los
educadores y los investigadores, la UNESCO se propone suscitar un amplio debate,
abierto a la dinámica de las ideas.
Foro y lugar de encuentro de las culturas, el Día Mundial de la Filosofía es
ante todo un ejercicio colectivo de pensamiento libre, razonado e informado
sobre las grandes problemáticas de nuestro tiempo. La UNESCO, por su parte,
tiene la satisfacción de publicar en esta ocasión un amplio estudio sobre la
enseñanza de la filosofía en el mundo, titulado La philosophie, une école de la
liberté – Enseignement de la philosophie et apprentissage du philosopher (La
filosofía, una escuela de la libertad – Enseñanza de la filosofía y aprendizaje
del filosofar), que apunta a incorporar la exigencia filosófica al proyecto de
sociedades del conocimiento.
Hago votos por que el mayor número posible de Estados Miembros respondan
presente a esta cita y participen en la celebración de este Día, ampliando los
debates a todos los actores de la sociedad y en particular a los más jóvenes,
con la esperanza de reconstruir y renovar nuestros distintos espacios
intelectuales.
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